DON QUICHOTTE, 2012

Publié le 03 jan 2012 — par Roman
Catégorie(s) Non classé

En collaboration avec Pierric FAVRET

Vidéo HDV : 27’19″

« Ce n’est pas une adaptation du roman, mais un objet cinématographique hybride, où fiction, cinéma et réalité documentaire se lient pour se confondre ». C’est ainsi que Pierric Favret et Roman Scrittori présentent leur dernier film commun. Sous la forme d’un road-movie, nous suivons le périple filmé de ces deux réalisateurs traversant du nord au sud l’Espagne sur les traces de Don Quichotte et des cinéastes (Terry Gilliam et Orson Welles) qui se sont attelés à cette tâche difficile qu’est l’adaptation du livre de Cervantès. C’est la construction du film qui entre en jeu ici. Ce sont les tentatives qui comptent, l’insécurité même des explorations et des essais. Et si le passage à l’objet film final est déceptif, c’est pour mieux déplacer son regard, déplacer le cinéma, la narration.

HOLLYWOOD DEVIL’S TOWER, 2011

Publié le 10 mar 2011 — par Roman
Catégorie(s) Non classé

Volume: 4 x 2,5 x 3m
Installation en bois, polystyrène extrudé et polystyrène expansé, peinture acrylique,terre, végétaux, grillage, briques, gravats et détritus
Production Centre d’Art Bastille

The Devils Tower fait partie désormais de ces motifs contemporains que les artistes peuvent se réapproprier. Les protagonistes de Rencontre du troisième type (Close Encounters of the third kind, 1977, Steven Spielberg) en ont fait de même. Obsédés par sa forme ils ont décliné la montagne en dessins et en volume, avec de la mousse à raser, de la purée et de la glaise. Ils la reproduisaient obsessionnellement comme Paul Cézanne repeignait la Sainte-Victoire.

Roman Scrittori a choisi de revenir sur sa fascination pour le réalisateur François Truffaut qu’il cite régulièrement dans son travail ainsi que Steven Spielberg, auteur qui a marqué son enfance. Hollywood Devil’s Tower commémore ainsi le seul film qui voit les deux cinéastes collaborer. Il s’agit plus ici de réinterpréter un élément de décors cinématographique que l’authentique montagne du Nord-Est du Wyoming, aux États-Unis. L’artiste fait référence à la séquence dans Rencontre du troisième type où le héros (Richard Dreyfuss) construit, en terre la mystérieuse montagne dans son salon. A cette différence près: qu’il rajoute  au sommet de la réplique miniature de la fameuse inscription Hollywood, qu’il considère, elles aussi, comme un motif contemporain. Le collage de ces deux éléments, proche du kitsch, atteste de la facticité et de l’appartenance de ce décors à l’univers cinématographique hollywoodien. 

A l’instar de la montagne construite en terre dans le film, Hollywood devil’s tower est un grand modèle réduit. Il semble être l’édifice excessive d’un homme, à son échelle, érigé spontanément avec les moyens du bord en une journée et non le fruit d’un travail architectural. Cette montagne apparaît donc, avoir émergé impulsivement et cristallisé les problématiques de l’artiste. Comme tout volume, Hollywood devil’s tower invite le spectateur à évoluer dans l’espace, à changer de point de vue. Mais ce qui est significatif c’est la possibilité d’accéder à l’envers du décors, au backstage, à une deuxième lecture de l’œuvre en quelle que sorte. La structure en tasseaux de bois laissée ainsi visible, abrupte, vulnérable pourrait être un désaveu ou une volonté de montrer la réalité, les coulisses, tel le meaking off le ferait pour un film.

ARMBUILDING, 2011

Publié le 16 fév 2011 — par Roman
Catégorie(s) Non classé

Impression sur PVC, 80 x 100 cm
Co-production Centre d’Art Bastille

Armbuilding est basé sur le film Pumping iron qui a fait découvrir Arnold Schwarzenegger et le bodybuilding au grand public. Un des principe du bodybuilding est la symétrie, ici Roman Scrittori développe le parti-pris inverse en réalisant un travail de musculation uniquement sur son bras gauche. On remarquera l’utilisation du T-shirt de la très fameuse marque Gold’sGym que porte Arnold Schwarzenegger dans le film. l’artiste revient à sa manière sur l’histoire de la naissance du culte du corps aujourd’hui en vogue dans notre société.

LIVING IN EUROPE, 2011

Publié le 19 jan 2011 — par Roman
Catégorie(s) Non classé

Impression sur PVC, A2
Co-production Centre d’Art Bastille

Dans ce dyptique, Roman Scrittori revient sur une des manières dont le bodybuilding, par le biais du cinéma, a été utilisé pour véhiculer une propagande pro-américaine. Les deux acteurs, Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone ont en effet mis leur physique en scène dans leurs premiers films en pleine période de guerre froide. Le personnage de Stallone dans la série des Rocky IV pose en portant à bout de bras le drapeau américain en fin de match… comme un symbole de la victoire de l’Amérique capitaliste sur l’URSS communiste. On retrouve aussi cette affirmation identitaire exacerbé dans les comics dés la seconde guerre mondiale avec le personnage de Captain America. Reprenant cette référence à l’impérialisme américain et en remplaçant le drapeau américain par le drapeau européen, il change le point de vue. Il pose ainsi la question de notre sentiment face à l’Union Européenne… Il est ainsi étrange de voir comment l’Europe ne provoque pas le sentiment de fierté d’y appartenir et d’y vivre…

PROJECTION 1, 2011

Publié le 01 mai 2011 — par Roman
Catégorie(s) Non classé


Installation comprenant un moniteur écran plat et un vidéoprojecteur
Production Centre d’Art Bastille

Le monolithe de 2001, l’odyssée de l’espace est très significatif pour Roman
Scrittori. Il agit comme un point d’avancement de l’humanité mais aussi un lieu
de croisement entre différentes étapes de développement de l’homme. Cette installation
autour de Kubrick lui permet aussi d’évoquer un questionnement important
pour lui, le rapport au médium. En projetant une image sur une télévision,
elle-même sensée produire une image, il se référe par ailleurs au travail de
Bertrand Lavier, pour questionner la persistance du cinéma en tant que medium
aujourd’hui.

PROJECTION 2, 2011

Publié le 01 mai 2011 — par Roman
Catégorie(s) Non classé


Installation double vidéoprojection
Production Centre d’Art Bastille

Projection 2 revient sur le questionnement évoqué dans Projection 1, à savoir le rapport
au médium. Ici, l’intérêt réside dans la matérialité de l’image, qui développe une
consistance, un volume, une certaine matérialité. Le parti pris de la double projection
contribue à interroger la validité du support de projection généralement utilisé par le
cinéma. D’un côté Total Recall, de Paul Verhoeven, sorti en 1990 et de l’autre Rencontres du troisième type (Close Encounters of the Third Kind), réalisé par Steven Spielberg, sorti en 1977, deux films de science-fiction américain qui au-delà de leurs dissonances entrent en résonance.

CONDUITES FORCEES, 2009

Publié le 01 sept 2009 — par Roman
Catégorie(s) Non classé


Projection animation 3D sur façade de le mairie de Corenc
Réalisation de l’animation 3D Pierric Favret

A l’occasion des journées du patrimoine, l’artiste c’est concentré sur le fait que la Maire de Corenc était initialement la maison d’Auguste BOUCHAYER, illustre industriel Grenoblois connu avec Mr VIALLET pour la fabrication de conduites forcées. A l’extérieure Il transforme les « œil de bœuf » qui orne le haut de la façade, en des extrémités de conduits d’où jaillissent des chutes d’eau.

BAT-SIGNAL, 2009

Publié le 10 juil 2009 — par Roman
Catégorie(s) Non classé

Vue photographique de la projection lumineuse, BAT-SIGNAL, sur la montagne le Rachet depuis le CAB (Centre d’Art Bastille Batsille), Grenoble, 2009

Projection motif lumineux, poursuite robert Julia 2500HMI, taille B.

« Les films sont plus harmonieux que la vie. Il n’y a pas d’embouteillages dans les films, il n’y a pas de temps morts. Les films avancent comme des trains, tu comprends ? Comme des trains dans la nuit.1 »

Le Bat-signal alerte Batman qu’un danger menace la ville. En ces temps de crises, de menaces et de catastrophes multiples : nous aurions se fantasme de nous tourner vers un héros salvateur. Cette projection extérieure à grande échelle à l’occasion du vernissage de l’exposition Animated au Centre d’Art Bastille, Grenoble est une tentative utopique de concrétiser dans le réelle un rêve tout droit sorti des comics américain. L’enjeu était de savoir si avec des contraintes comme les conditions météorologiques liées à notre réalité, cet appel à l’aide était possible?

1 François Truffaut, La Nuit américaine, 1973

FIGHTER OF ART, 2009

Publié le 11 fév 2009 — par Roman
Catégorie(s) Non classé

En collaboration avec Simon Floriet
Jeu vidéo et arcade

Roman Scrittori et Simon Floriet se sont mis en scène dans leur propre jeu de combat. Reprenant les mêmes codes et procédés que pour le jeu vidéo Mortal Kombat, cette œuvre à pour particularité de faire référence au monde de l’art, à ses acteurs culturels et plus précisément au microcosme artistique grenoblois. Ce jeu est conçu comme une satire du monde de l’art contemporain.

LOS ANGELES 1984, 1h 52, 2008

Publié le 01 mai 2008 — par Roman
Catégorie(s) Non classé


Vidéo : 4’08″

LOS AN­GELES 1984, 1h 52 est un found foo­tage réa­li­sé à par­tir des films TER­MI­NA­TOR 1, 2 et 3. Le Ter­mi­na­tor, Ar­nold SCHWAR­ZE­NEG­GER, est un Cy­borg en­voyé du fu­tur. Au terme de son voyage tem­po­rel, il ap­pa­raît nu, en­tou­ré d’éclairs. Cette scène est de­ve­nue culte dans le pre­mier opus. Elle se­ra re­prise dans les deux suites. Los An­geles 1984, 1h 52 concentre ces trois ap­pa­ri­tions comme si elles étaient si­mul­ta­nées. Mises bout à bout dans un ordre chro­no­lo­gique, ces scènes stan­dar­di­sées ne dif­fèrent que par l’évo­lu­tion des ef­fets spé­ciaux et du corps de l’ac­teur. Ces va­riables té­moignent de l’époque de la réa­li­sa­tion de chaque film: 1984, 1991 et 2003. Les ef­fets spé­ciaux, de plus en plus éla­bo­rés, prennent l’as­cen­dant sur le corps bo­dy­buil­dé d’Ar­nold SCHAR­ZE­NEG­GER qui n’est plus aus­si spec­ta­cu­laire que lors de sa pre­mière ap­pa­ri­tion. Comme si ces bonds suc­ces­sifs dans le temps l’avaient al­té­ré. Ces bonds s’en­chaînent pour ne for­mer qu’un seul voyage à tra­vers les trois films. Ce voyage trans­ver­sal dans la sa­ga TER­MI­NA­TOR entre en ré­son­nance avec d’autres sa­gas telles qu’IN­DIA­NA JONES, RO­CKY, RAM­BO ou DIE HARD, in­ter­pré­tées par de vieux hé­ros qui ré­ap­pa­raissent pour d’énièmes aven­tures. Ils ont tous comme terre na­tale Los An­geles, l’el­do­ra­do du ci­né­ma. La nos­tal­gie d’une époque d’or les pousse à ré­in­car­ner ces hé­ros qu’ils ont été un jour.

FIN, 2008

Publié le 19 jan 2008 — par Roman
Catégorie(s) Non classé


4 Vidéos
1 vidéo : 2’28 »

FIN, a été une œuvre en ligne sur le site du Musée de Grenoble pour la période de 2008/2009. Quatre vidéos se jouaient de façon aléatoire et proposaient ce qui pourrait être plusieurs fins de films ou de téléfilms. Le spectateur n’assiste qu’aux dernières secondes d’images du film et voit ensuite défiler un générique final. Disposant seulement que de ces quelques d’éléments, il s’interroge sur la nature et le contenu de ces fictions.

LA FEMME D’A COTE, 1/4 DE SIECLE APRES, 2007

Publié le 19 jan 2007 — par Roman
Catégorie(s) Non classé


Vidéo : 2’14″
Son: musique originale de La femme d’à côté

Nous sommes au tennis club de Corenc, sur le cours n°2. Ici ont été tournées plusieurs scènes de La femme d’à côté, de François TRUFFAUT, en 1986. Le tennis club est un lieu de rencontre récurent, tout au long de ce récit. Un quart de siècle après, que reste t-il de ce film, de cette passion amoureuse, de son réalisateur, de cette époque ? Le terrain de tennis reste comme témoin passif. Les lignes de fuites, la musique ou encore la pluie nous font glisser dans un sentiment de nostalgie vis-à-vis du film et de son réalisateur. C’est au départ un travail de repérage, un premier contact avec ce terrain dans les pires conditions. Pour me familiariser avec ce décor, je teste la géométrie de cet espace avec une succession de travellings. Le marquage au sol est un élément important dans cette vidéo. L’objectif de la camera orienté au sol suit l’agencement des lignes qui dessinent le plan de cet espace. On glisse sur ce terrain de tennis qui est devenu une piscine. Sa surface, par moments se transforme en une peinture monochrome et aussi, par reflet, introduit le paysage qui l’entoure. Ce jour là, je suis allé tourner seul, personne ne joue, il pleut. Je tourne en rond dans cet espace clos, comme enfermé dans la nostalgie. Ainsi, le repérage devient une errance, une dérive introspective.

TAIS TOI ET DORS, 2005

Publié le 02 mai 2005 — par Roman
Catégorie(s) Non classé

En collaboration avec Pierric FAVRET
Vidéo : 20’54’’

Tais toi et dors, c’est l’histoire d’un homme qui se réveille seul un matin, toute l’humanité et resté endormie d’une manière inexplicable. Cette vidéo empreinte son style au making of* des DVD : des archives de tournage et une voix off nous montrent le film en train de se construire. Le spectateur est alors libre d’imaginer ce film en devenir…

« Le making of est une œuvre audiovisuelle élaborée, ayant pour objet principal de décrire, analyser et commenter le processus de création d’une œuvre cinématographique… Le processus créatif visé peut concerner toute phase de la création depuis le scénario jusqu’à la version définitive de l’œuvre… Le making of reprend notamment divers éléments de l’oeuvre non achevée…L’auteur réalisateur du makin of analyse, décrit et commente de manière personnelle et originale le processus de création. »

Définition du making of par la S.A.C.D. (Société des auteurs et compositeurs dramatiques)

JE VOUS PRESENTE PAMELA, 2005

Publié le 01 mai 2005 — par Roman
Catégorie(s) Non classé

En collaboration avec Pierric Favret
Vidéo : 2’30’’

«[...]Ces artistes qui insèrent leur propre travail dans celui des autres, on peut dire qu‘ils contribuent à abolir la distinction traditionnelle entre production et consommation, création et copie, ready-made et oeuvre originale.[...]Une volonté d’inscrire l’oeuvre d’art au milieu d’un réseau de signes et de significations, au lieu de la considérer comme forme autonome ou originale.1»

Réaliser dans le cadre de l’hommage à François Truffaut pour les 20 ans de sa mort à l’Institut Français de Prague, Je vous présente Pamela est un found footage à partir de scènes reprises dans Nuit Américaine, film de François Truffaut sur les coulisses d’un tournage. Ce travail illustre le principe de l’utilisation d’images référentielles pour proposer une autre forme d’objet culturel1. Il annonce la sortie de film qui n’a jamais existé. Le temps d’une bande annonce, le film Je vous présente Pamela trouve une réalité.

1 Nicolas BOURRIAUD, Postproduction, Dijon, Les presses du réel collection « Documents sur l’art », 2002